L'ACIAE

par Keith Flaman, secrétaire-gérant

L'ACIAE se prépare à gérer la traçabilité du bétail de façon stable et fiable.

    Le Canada fera bientôt l'envie du monde entier avec son système d'identification et de traçabilité des multiples races du bétail.

    L'Agence canadienne d'identification des animaux d'élevage (ACIAE) est sur le point d'embaucher un directeur général et d'ouvrir son bureau.

    Au conseil d'administration de l'agence siègeront les groupes de producteurs de bétail spécialisés et leurs industries connexes, AAC, l'ACIA et les gouvernements provinciaux. Le conseil comprend des membres votants et non votants.

    L'information, recueillie dans une banque de données nationale, proviendra d'une variété de sources, dont les gouvernements provinciaux. Ces derniers possèdent les renseignements sur les lieux d'élevage et de manutention, un élément clé pour localiser les animaux infectés ou exposés et pour suivre leur déplacement.

   Le gouvernement fédéral a engagé du personnel et de l'argent pour le démarrage de l'ACIAE. Les secteurs production et transformation de l'industrie reconnaissent avec les gouvernements l'importance de la traçabilité des aliments. Le mandat de l'ACIAE est de fournir la traçabilité du bétail, de son troupeau d'origine à l'abattoir.

   Produire des aliments d'origine animale de façon sécuritaire est essentiel à notre succès sur les marchés nationaux et étrangers.

   La traçabilité n'empêche pas l'incursion d'une maladie et ne garantit pas notre accès au marché. Elle peut, cependant, atténuer les pertes en cas d'épidémie, par l'isolement du foyer de la maladie. En restreignant le déplacement du bétail en direction et hors d'une région infestée, on réduit la propagation de la maladie; le commerce du bétail des zones non infectées peut généralement continuer sans grand danger.

   La traçabilité favorisera notre accès aux marchés étrangers, surtout ceux ayant leur propre programme de traçabilité. Cet accès se limitera aux pays ayant un programme semblable au nôtre. De plus en plus de pays élaborent leur système de gestion des maladies animales étrangères et de la salubrité alimentaire. Le Canada ne peut se permettre d'être en reste.
 
   Les éleveurs de bétail ne peuvent perdre la confiance des consommateurs canadiens ou étrangers. Toute production de denrées dépend, à un certain degré, du marché international. Un système de production stable garantit à la fois la salubrité et l'approvisionnement des aliments. Tout cet investissement en temps et en argent s'avérera payant.