L'étiquetage, c'est urgent

Toute l'industrie laitière se doit d'adopter l'étiquetage national, sans excuse ni exception.

Pourquoi et quand doit-on étiqueter un animal?
Sur tous les bovins Holstein, on doit fixer, à leur naissance, des étiquettes, à des fins d'enregistrement au Livre généalogique Holstein Canada, selon le Statut 11.6.3. Cette identification sert aussi aux fins nationales de santé animale, d'assurance de la qualité et de régie à la ferme.

De plus, il faut étiqueter les animaux avec une paire de boucles/étiquettes EZE-IR ou ATQ dans chaque oreille…
avant de les inscrire au registre du troupeau et
avant de transmettre les données de naissance aux registres nationaux d'ATQ au Québec ou de l'Agence canadienne d'identification du bétail (ACIB), pour toutes les autres provinces. Dès le printemps 2006, cela se fera automatiquement à chaque enregistrement chez Holstein Canada.

Et pour le déplacement des animaux?
Selon le Règlement sur la santé des animaux, aucun bovin (laitier ou de boucherie) ne peut quitter une ferme ou une aire d'attente, en aucun cas, sans ses boucles/étiquettes nationales officielles.

Donc, vous ne pouvez en aucun cas transporter ou recevoir un animal vivant ou mort sans étiquettes.

Quelle est la norme laitière d'étiquetage?
Dans l'industrie laitière, la norme demeure les boucles doubles de sécurité : une paire d'étiquettes EZE-IR ou ATQ dans chaque oreille en tout temps. Les bovins laitiers correctement étiquetés (avec bouton IDOR ou code à barres) peuvent quitter une ferme n'importe où et n'importe quand.

Si vous n'utilisez que l'étiquetage (sans croquis ni photo) pour identifier ou enregistrer vos animaux, vous devez resserrer votre identification. Ainsi, vous devez remplacer automatiquement toute étiquette perdue pour permettre à tout moment l'identification de l'animal et la vérification de son âge par tous les services et agences autorisés.

D'autre part, l'étiquetage des animaux, avec en plus leur numéro de régie interne, est essentiel au programme Lait canadien de qualité et à son volet salubrité des aliments à la ferme.

L'INBL remplacera toutes les étiquettes perdues (avec leur numéro d'origine) et cela, si la perte résulte de l'usure normale, gratuitement pour tous les producteurs canadiens, sauf ceux du Québec qui rachètent au prix coûtant leurs étiquettes de remplacement auprès d'ATQ.

Puis-je utiliser les boucles ACIB de mes bovins de boucherie?
Non, pas à des fins laitières, comme pour le Livre généalogique, l'IA, le contrôle laitier. Les étiquettes de l'ACIB, créées pour l'industrie du bœuf, servent surtout à identifier les bovins partant pour l'abattoir.

Chaque secteur (laitier, bœuf, bison, ovin, etc.) reçoit sa propre banque d'étiquettes, non reconnue d'une industrie à l'autre. Les étiquettes jaunes des bovins de boucherie répondent aux normes minimales de santé animale, mais non aux critères qualitatifs des secteurs laitier et autres.

Les quelques vendeurs, toucheurs de bestiaux ou gérants de vente qui attribuent des étiquettes de boucherie à des bovins laitiers nuisent à leurs acheteurs. En effet, ces derniers doivent alors subir les incertitudes et les retards de l'identification (vérification d'ascendance coûteuse), acheter les étiquettes appropriées et effectuer un renvoi croisé dans leurs registres.

Les vendeurs peuvent perdre des ventes et leur réputation auprès de leurs clients, qui hésiteront à acheter des bovins ne portant que des étiquettes de bovins de boucherie.

Et si un animal meurt? Peut-on transférer ses étiquettes à un autre animal?
Non. De la traçabilité dépend la crédibilité du système. Chaque animal reçoit un numéro individuel permanent, imprimé sur une étiquette nationale officielle. Les étiquettes portant ce numéro ne peuvent être réutilisées ou transférées d'un animal vivant ou mort à un autre, en aucun cas.

Quelles sont les répercussions du non-étiquetage?
Les responsables de la classification, des Livres généalogiques, de l'IA ou du contrôle laitier peuvent refuser le service à des animaux ne portant pas leur paire de boucles dans chaque oreille.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments, qui applique les nouveaux règlements sur l'identification, donne des amendes en cas de non-conformité. Celles-ci vont de 2000 $, en cas d'effraction grave, à 4000 $ pour une infraction très grave. L'amende attribuée pour non-étiquetage est de 500 $.

Où dois-je fixer les étiquettes pour qu'elles y restent?
Peu de producteurs ont des problèmes de rétention des étiquettes quand ils les fixent à la position recommandée, avec les logos placés vers l'avant. Le bâtiment d'élevage peut obliger à des modifications ou à une identification secondaire.

Les étiquettes sont livrées en jeux de quatre pièces : deux paires pour chaque veau, une paire pour chaque oreille. (Pour leurs animaux d'exposition, les producteurs fixent le bouton IDOR, moins visible, dans l'oreille gauche. D'autres le préfèrent dans l'oreille droite, pour des questions de système de traite.)

Sur la photo, la paire A comprend le bouton IDOR (avec logo CA rond) et un petit panneau numéroté. On place le bouton avec son centre noir bombé à l'avant de l'oreille, et non à l'arrière. Il est ainsi protégé dans le creux de l'oreille. Le panneau, avec sa tige et sa pointe de métal, se fixe à l'arrière, où il se moule à l'oreille.

La paire B comprend deux panneaux plus grands. Le panneau portant l'œillet noir bombé porte le logo CA et un code à barres; on le fixe à l'avant de l'oreille. L'autre panneau se fixe à l'arrière.

On appose les étiquettes bouton et panneau entre les deux veines de la partie légèrement plus épaisse de l'oreille du veau. En regardant l'oreille entière par le devant, on doit fixer le bouton IDOR et le grand panneau dans le premier tiers de l'oreille à partir de la tête, par sécurité. De l'arrière, on verra donc les deux panneaux.

Dans les étables plus anciennes, les producteurs doivent éliminer soigneusement tout objet pouvant accrocher les étiquettes : cordes, clous ou toute fente, trou ou chevauchement dans les feuilles de métal ou le cornadis, ou tout point protubérant.

Nous devons tous faire notre part et soutenir les efforts d'identification et de traçabilité nationales du Canada. Soyons fiers de rendre notre système irréprochable pour garantir un avenir sain à nos producteurs et à leurs familles.