![]() Un plan d’urgence canadien en santé animale Le Canada progresse dans sa gestion d’urgence des maladies animales.
À l’unanimité, à sa réunion de juillet, le C.A. de Holstein Canada a endossé la « Stratégie de gestion des mesures d’urgence
en santé animale au Canada » (la « Stratégie »), que lui a décrite Matt Taylor, directeur exécutif de la Coalition canadienne
pour la santé des animaux. En ce moment, le gouvernement fédéral canadien n’a pas de plan national d’urgence en santé animale et ne souscrit pas encore à la gestion d’urgence des maladies animales, en dépit de l’ESB et de la grippe aviaire. Le but visé par la Stratégie, qui regroupe des organismes avec et sans but lucratif, est de répondre aux besoins des marchés intérieur et international en matière de santé animale par une approche de collaboration. Une stratégie permettrait de ne pas interrompre indûment la commercialisation d’un produit en cas d’urgences et d’épidémies de maladie animale, et ferait de l’industrie agricole un partenaire d’intervention efficace. Toutefois, elle nécessite des fonds d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et recherche donc l’endossement d’institutions de haut calibre, comme Holstein Canada. Cette coalition tient compte avec lucidité des risques que court le Canada et de sa vulnérabilité. Quatre-vingt p. cent des nouvelles maladies trouvent un hôte chez le bétail, et une nouvelle maladie peut faire le tour du monde en 100 jours. Au pays, une épidémie majeure comme la fièvre aphteuse pourrait coûter de 25 à 45 milliards de dollars, voire plus. De plus, les consommateurs méritent des aliments salubres et sans danger. La Stratégie vise la prévention, la préparation, l’intervention et le rétablissement rapide de l’industrie en cas d’épidémie majeure, n’importe où au pays. Elle reconnaît l’importance de : 1) la reprise rapide du commerce, 2) la réduction du chaos sur le marché, 3) le maintien d’un espace sur les étalages, 4) la protection d’une infrastructure de grande valeur, 5) le maintien de la demande locale et 6) la valeur d’une stratégie authentiquement canadienne . La coalition est en faveur de la régionalisation . À l’étranger, on considère le Canada comme un tout. Il est important que ce pays soit vu comme un ensemble de régions distinctes, en commençant par West Hawk Lake, à la frontière entre le Manitoba et l’Ontario. La coalition désire également revoir les leçons apprises de l’épidémie de grippe aviaire. Au sujet de l’ESB, M. Taylor considère qu’on a emprunté un sentier tortueux pour des raisons politiques, et il ne prévoit aucune issue avant le printemps ou l’été 2005. Selon lui, on n’aurait jamais dû laisser miroiter des dates de réouverture de frontières aux producteurs, et le Canada est devenu trop dépendant des États-Unis. Frappés de plein fouet par les retombées de l’ESB, les Canadiens ont maintenant une autre perspective de l’effet de l’ESB sur les échanges commerciaux. |
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